Constipation chat : causes, symptômes et solutions (et quand consulter en urgence)
À retenir
La constipation chat est un motif très fréquent d’inquiétude : votre chat va à la litière, pousse, miaule parfois… et rien (ou presque) ne sort. Le problème peut être bénin (selles trop sèches, boule de poils, manque d’eau), mais aussi cacher une situation sérieuse (occlusion, douleur importante, mégacôlon) ou même un souci urinaire qui ressemble à une constipation. Dans ce guide, vous allez apprendre à reconnaître les signes fiables, agir efficacement (sans prendre de risques) et savoir précisément quand il faut appeler un vétérinaire.
Reconnaître une constipation chez le chat (sans se tromper)
Les signes typiques
Un chat constipé présente souvent :
- Efforts à la litière (posture accroupie, poussées répétées)
- Selles rares, petites, très dures / sèches, parfois en “billes”
- Temps prolongé dans la litière, allers-retours fréquents
- Ventre tendu ou inconfort à la palpation
- Parfois : baisse d’appétit, léchage de l’anus, irritabilité
Attention : constipation ou urgence urinaire ?
Un chat qui pousse “sans rien sortir” peut être bloqué urinairement (surtout mâle), ce qui est une urgence vitale.
Indices qui font penser à l’urinaire :
- Petites gouttes ou absence d’urine dans la litière
- Léchage du pénis/vulve, agitation, douleur marquée
- Miaulements, prostration, vomissements rapides
Si vous avez un doute entre selles et urine, considérez que c’est une urgence et appelez un vétérinaire.
Causes fréquentes de constipation chez le chat (et profils à risque)
Causes “courantes” (souvent réversibles)
- Déshydratation (pâtée insuffisante, eau peu attractive, chaleur)
- Alimentation trop sèche / pauvre en humidité
- Manque d’activité / surpoids
- Boule de poils (surtout chats à poils longs)
- Stress (déménagement, conflit, changement de litière)
- Litière mal acceptée : bac sale, emplacement bruyant, litière odorante
Causes médicales à ne pas rater
- Douleur (arthrose : le chat évite de se positionner pour déféquer)
- Obstruction / corps étranger (ficelle, os, jouet, etc.)
- Mégacôlon (dilatation et perte de motricité du côlon, constipation chronique)
- Maladies favorisant la déshydratation (ex. atteinte rénale) : la constipation peut être un symptôme associé
Quand s’inquiéter et consulter : repères simples (triage)
Seuils de temps (repère pratique)
- Si votre chat ne défèque pas depuis 48–72 h, il faut appeler/consulter un vétérinaire.
- Si la constipation dure > 36 h avec fatigue, vomissements, sang, etc. : vigilance renforcée.
Signes d’alerte = consultation rapide (voire urgence)
Consultez sans attendre si vous observez :
- Vomissements, abattement, refus de manger
- Douleur évidente, abdomen très tendu
- Sang dans les selles
- Suspicion d’ingestion de ficelle/jouet
- Chat qui pousse mais pas d’urine (urgence)
Que faire à la maison pour une constipation légère (sans danger)
Étape 1 : augmenter l’hydratation (le levier n°1)
Objectif : rendre les selles moins sèches.
- Passer à une ration plus humide (pâtée, alimentation mixte)
- Ajouter de l’eau tiède dans la nourriture (si accepté)
- Multiplier les points d’eau / fontaine si le chat boit peu
Étape 2 : ajuster fibres et transit (progressivement)
Selon le profil, on cherche soit à ramollir, soit à augmenter le volume des selles.
- Fibres solubles (ex. psyllium) : souvent utilisées pour soutenir le transit (dosage à valider avec un vétérinaire, surtout si suspicion d’obstruction).
- Probiotiques : peuvent être proposés selon le contexte (avis vétérinaire).
Étape 3 : bouger + routine litière
- 2–3 sessions de jeu courtes/jour (5–10 min)
- Litière : bac propre, accessible, quantité suffisante, endroit calme
Ce qu’il faut éviter (erreurs fréquentes)
- Ne pas faire de lavement maison (risque de brûlure/trauma, mauvais produit). Le lavement, quand il est indiqué, se fait au cabinet.
- Ne pas donner au hasard des “laxatifs humains” : toxicité/dosage inadapté possible.
- Ne pas insister avec fibres/huiles si le chat est abattu, vomit, ou a très mal (risque d’occlusion).
Traitements vétérinaires (ce qui est réellement fait en pratique)
Selon l’examen et le degré d’impaction fécale, le vétérinaire peut proposer :
- Réhydratation (parfois perfusion) + correction de la douleur
- Émollients fécaux / laxatifs adaptés au chat, parfois probiotiques
- Lavement médical ou extraction de selles si nécessaire
- Bilan si récidives : imagerie, recherche de cause (douleur, mégacôlon, etc.)
Prévenir la constipation chez le chat (plan anti-récidive)
- Miser sur l’humidité alimentaire (souvent plus impactant que “changer de croquettes”)
- Hydratation attractive : eau fraîche, fontaine, bols séparés de la nourriture
- Brossage (poils longs) + gestion des boules de poils
- Enrichissement : jeu, griffoir, parcours, réduction du stress
- Suivi du poids et de la mobilité (arthrose = constipation indirecte)
FAQ : constipation chat
Quand faut-il s’inquiéter de la constipation chez un chat ?
Dès que cela dure plus de 36–48 h ou s’il y a vomissements, fatigue, sang, douleur, il faut appeler un vétérinaire car cela peut indiquer une obstruction ou une urgence.
Au bout de combien de temps sans selles faut-il consulter ?
Si votre chat n’a pas déféqué depuis 48 à 72 heures, contactez un vétérinaire.
Comment débloquer un chat constipé ?
Pour une constipation légère : augmenter l’hydratation, améliorer la nourriture (plus humide) et optimiser la litière. Les options type psyllium/huile sont souvent citées, mais doivent rester prudentes et jamais en cas de suspicion d’occlusion.
Qu’est-ce qu’on peut donner à un chat constipé ?
Dans les cas bénins, un ajustement alimentaire peut suffire ; sinon, un vétérinaire peut prescrire laxatifs/émollients fécaux et parfois un lavement ou des probiotiques.
Conclusion
La constipation chat se gère souvent très bien quand on agit tôt : plus d’hydratation, une alimentation plus humide, une litière impeccable et un peu plus d’activité. En revanche, vomissements, abattement, douleur, absence de selles > 48–72 h ou doute avec un problème urinaire imposent une consultation rapide. Si votre chat est constipé aujourd’hui, l’action la plus sûre est de surveiller (selles/urines), d’augmenter l’hydratation immédiatement et de contacter votre vétérinaire au moindre signe d’alerte.
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